Media : Le SNJC au secours de la presse camerounaise

La plus importante organisation syndicale des journalistes du Cameroun a dit le 06 décembre dernier à Douala vouloir « Conjurer les démons qui s’emparent de la presse ».

Photos SNJC

 

Cette autre sortie, dite spéciale de Denis NKWEBO le président du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) et ses camarades a eu pour objectif, la position de cette organisation sur les dérives observées dans la presse camerounaise depuis quelques semaines.

 

“Les dérives sont incontestables depuis quelques mois dans la presse camerounaise sans exclusive”,  peut-on lire dans la déclaration lue par Hilaire HAM EKOUE, vice-président du SNJC en charge des relations internationales.  Pour le syndicat, “le traitement de l’information dans la presse écrite, cybernétique, et audiovisuelle fait étalage de manière ostentatoire de violations graves des règles d’éthique et de déontologie inscrites dans la Charte de Munich  et dans les différents Codes encadrant le journalisme au Cameroun”.

 

La déclaration décline quelques faits saillants pour étayer la sortie du SNJC. Il s’agit de certains programmes de medias au cours desquels la déontologie et l’éthique ont été violées. Est pointée du doigt, l’émission l’Arène sur Canal2 International du dimanche 13  novembre 2017 au cours de laquelle des journalistes établissent sans vergogne des collisions avec leurs sources. L’édition du journal dumercredi 15 novembre 2017 sur Vision4 au cours de laquelle un homme politique est montré nu avec à l’appui, des commentaires tendancieux du reporter. Autant de dérives et bien d’autres qui ont amené les citoyens-téléspectateurs à jeter l’opprobre sur les journalistes.

 

Le SNJC “constate que les faits ainsi rapportés constituent le reflet des comportements anti-professionnels d’une catégorie de médias et de journalistes en activité au Cameroun”. Eu égard à cette situation, le SNJC “condamne fermement tous les comportements irresponsables qui couvrent d’opprobre la noble profession de journaliste” et “appelle les journalistes à plus de responsabilité sociale et à plus de professionnalisme”.

 

Cette rencontre avec la presse a été aussi l’occasion pour la distribution de la 2ème vague des cartes de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ). Les cartes de membres ont également été remises à leurs nouveaux propriétaires.

 

Hervé Martiale Jude à Douala